Le contexte :
Depuis la fin février, la situation au Moyen-Orient demeure la principale source d’attention et d’inquiétude pour les marchés financiers. A partir du déclenchement du conflit entre la coalition américano-israélienne et l’Iran, le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative des flux mondiaux d’énergie, est quasiment bloqué. Les prix de l’énergie – et notamment ceux du pétrole - ont bondi à des niveaux records depuis 2022, ravivant les craintes d'un regain d'inflation et de perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Tout au long du trimestre, les marchés ont évolué au gré des informations – souvent contradictoires – en provenance du Moyen-Orient. Néanmoins, en avril, les marchés ont été sensibles à l’annonce d’un cessez-le-feu et aux déclarations indiquant une ouverture des négociations entre Washington et Téhéran. Malgré quelques violations ponctuelles, ce cessez-le-feu est resté globalement en vigueur en mai. Les discussions se sont poursuivies et ont abouti, en juin, à la signature d'un protocole d'accord visant à mettre un terme au conflit. Ces perspectives d'apaisement offrent aux investisseurs l'espoir d'un retour progressif à la normale de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz et, par conséquent, de la fluidité des échanges commerciaux qui transitent par cette région.
Ces éléments expliquent la forte baisse des cours du pétrole en avril et en mai et plus largement un net rebond de l’appétit pour le risque. Sur les marchés actions, on constate au 2ème trimestre une hausse marquée des principaux indices. Ainsi en Europe, l'indice STOXX 600 a progressé de 10 %. Aux Etats-Unis, le S&P 500 monte de 15%. Les marchés obligataires – comme d’ailleurs les marchés actions – se sont montrés très nerveux et volatils au cours de la période. Ils ont évolué, eux aussi, au gré de la situation au Moyen-Orient. Les taux se sont nettement tendus en mars par crainte d’une résurgence de l’inflation et donc, d’un durcissement des politiques monétaires par les banques centrales. Ces dernières ont en effet réaffirmé leur vigilance comme en témoigne la décision de la BCE d’augmenter ses taux de 25 pbs. En mai et juin, la décrue des prix énergétiques a entrainé une détente des taux d’intérêt. Au final, sur le trimestre, les taux d’intérêt ont peu varié. Ainsi le 10 ans américain progresse de 15 pbs à 4.47% et le 10 ans allemand est en léger retrait de 15 pbs à 2.86%.
Les stratégies :
Au cours de la période, la gestion a été marquée par des arbitrages visant à recentrer les portefeuilles sur des expositions plus lisibles, tout en profitant de certains points d'entrée tactiques et en sécurisant une partie des gains réalisés sur les segments les plus performants.
Pour les profils Dynamiques, nous avons maintenu une allocation active, combinant prise de bénéfices sur certaines expositions actions et renforcement de poches offrant davantage de diversification. Nous avons ainsi allégé l’ETF Euro Stoxx 50 et MDAX, puis initié MW Patrimoine et renforcé l’ETF Amundi Euro Corporate Bonds à la faveur de la remontée des taux. En parallèle, nous avons initié une exposition aux fonds WisdomTree Agriculture et BNP Easy Bloomberg Europe Defense, ce dernier à la faveur d'un dérating que nous avons jugé excessif sur la thématique de la défense. Enfin, en juin, nous avons pris des bénéfices sur plusieurs valeurs après leur solide parcours, notamment ASML et Glencore.
Sur les profils Équilibrés, l’approche est restée disciplinée, avec une volonté d’associer diversification sur certaines thématiques de moyen terme. Nous avons ainsi initié MW Patrimoine, introduit une exposition aux matières premières agricoles via le fonds WisdomTree Agriculture, et renforcé la thématique défense avec BNP Easy Bloomberg Europe Defense. En contrepartie, nous avons procédé à des prises de bénéfices sur l’ETF Amundi Euro Stoxx 50, l’ETF iShares MDAX, ainsi que sur ASML après leur bon parcours boursier.
Pour les profils Prudents, la gestion est restée centrée sur la maîtrise du risque, tout en introduisant quelques ajustements tactiques. Nous avons renforcé MW Obligations Internationales afin de profiter de niveaux de taux plus attractifs, tout en initiant des positions sur le fonds WisdomTree Agriculture et sur BNP Easy Bloomberg Europe Defense dans une logique de diversification progressive. Ces mouvements ont été partiellement financés par des prises de bénéfices sur l’ETF Amundi Euro Stoxx 50, ainsi que sur ASML et Freeport-McMoRan.
Sur les PEA, nous avons principalement procédé à des prises de bénéfices sur les grands indices européens, avec des allègements sur l’ETF Amundi Euro Stoxx tout en initiant BNP Easy Bloomberg Europe Defense et en renforçant Exail Technologies afin d’accroître l’exposition à la thématique défense.
Enfin, sur le PEA-PME, l’approche est demeurée sélective et opportuniste. Nous avons initié ILPRA (est une entreprise italienne spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de machines de conditionnement, renforcé Wallix sur le thème de la cybersécurité, VusionGroup (étiquettes électroniques) après un fort dérating jugé excessif, ainsi qu’Exail Technologies sur la défense. En parallèle, des prises de bénéfices ont été réalisées sur Jensen-Group et Cenergy,.


