L’année 2025 n’aura pas tout bouleversé. Elle aura surtout confirmé une chose : l’économie mondiale continue d’avancer, mais sans accélérer franchement… et sans caler non plus. Pas de boom, pas de crash. Un entre-deux devenu presque confortable, si l’on excepte quelques secousses bien réparties sur la planète.
Ce drôle d’équilibre repose sur un constat simple : quand la machine privée tousse, les États appuient sur l’accélérateur. Dépenses publiques, plans de soutien, coups de pouce budgétaires… Les gouvernements ont pris le volant, parfois sans trop regarder la jauge d’essence. Résultat : ça roule encore, même si le moteur chauffe un peu.
Les États-Unis continuent d’arroser l’économie, l’Europe avance grâce à des plans successifs, et la Chine trace sa route en misant sur la technologie et l’autonomie. Trois styles, un même objectif : éviter le décrochage. Rien de très élégant, mais diablement efficace.
Dans ce décor, l’intelligence artificielle tient le rôle de la star du moment. Elle fascine, inquiète, fait rêver… et fait lever quelques sourcils quand on regarde certaines valorisations. Bulle ou révolution ? Sans doute un peu des deux. Ce qui est sûr, c’est que l’IA n’est plus un gadget : elle s’installe dans les entreprises, transforme les usages et promet de vrais gains d’efficacité. Le défi sera surtout de faire en sorte que ses bénéfices ne restent pas concentrés entre quelques mains — et quelques algorithmes.
Ces transformations se ressentent aussi dans la vie patrimoniale. Les règles fiscales bougent, parfois souvent, parfois vite. Les certitudes d’hier ont tendance à fondre plus vite qu’un glaçon en plein mois d’août. Dans ce contexte, mieux vaut anticiper, structurer et garder de la souplesse plutôt que chercher la recette miracle.
Même constat sur les marchés financiers. Les repères traditionnels sont moins fiables, les protections automatiques moins évidentes. Quand tout réagit en même temps à l’inflation, aux décisions politiques ou aux tensions internationales, il faut accepter que le monde soit devenu plus… joueur.
Pour les entrepreneurs, la période est exigeante mais stimulante. Les besoins en transition énergétique, en technologie, en infrastructures ou en souveraineté industrielle ouvrent de vraies opportunités. À condition de savoir naviguer dans l’incertitude, garder le cap et parfois ajuster les voiles rapidement.
Alors oui, 2026 ne marquera pas le retour à un monde simple et prévisible. Mais ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Dans un environnement plus mouvant, ceux qui restent curieux, agiles et confiants ont souvent une longueur d’avance.
Après tout, avancer sans filet oblige à mieux regarder devant soi. Et parfois, c’est là que les meilleures opportunités apparaissent.


